Été 2016: bilan et perspectives

danemark-autostop-camping-sauvage

A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai quitté Brême depuis presque deux mois, et je suis chez mes parents depuis plusieurs semaines. Entre temps, il y a eu des vacances mouvementées au Danemark, un job de deux semaines en tant que prof de français en camp de vacances, de nombreux après-midis dans le jardin et soirées avec les copains, ainsi que quelques jours en Normandie. J’ai hâte de vous parler du Danemark bientôt ! Mais d’abord, je profite de ma réapparition sur le blog pour faire un peu le point.

L’Allemagne, c’est terminé… Et c’est, pour sûr, une période de ma vie que je n’oublierai pas, même si, contrairement au Canada dont je suis revenue enchantée (et bien déprimée d’être de retour…), l’Allemagne gardera un goût doux-amer. Au niveau professionnel, j’ai fait pas mal de choses en stage mais si j’aurais aimé avoir plus d’heures de cours. Mais j’avais envie de bosser dans le milieu universitaire, de préparer des cours plus en lien avec ma formation littéraire initiale, de travailler avec des étudiants de mon âge… tout cela s’est exaucé et j’en ai beaucoup appris. J’ai adoré les deux premiers points, en particulier la relation amicale que j’ai développée avec mes deux tutrices et le fait d’être « dans les coulisses » d’une université. Ça me donne envie de revivre cette expérience un jour ! Malheureusement, c’est plutôt du côté des apprenants que j’ai été déçue. Autant le groupe que j’avais en Stammtisch (cours de conversation) avait envie d’apprendre et était adorable, autant les étudiants que j’avais en classe n’étaient ni motivés ni motivants et souvent absents. J’en ai déjà parlé mais je pense aussi que c’est le système universitaire allemand (et surtout brémois) qui en est l’une des causes principales. Bref, ça m’a un peu dégoûtée car je me voyais vraiment travailler en université par la suite et maintenant j’en suis moins sûre.

Comme pour chaque voyage ou chaque séjour plus long à l’étranger, ce que je retiens avant les paysages et le goût de la nourriture locale, ce sont les gens. Ceux qui m’ont souri, accueillie, écoutée, fait découvrir un bout de leur ville ou de leur quotidien, ceux qui sont devenus des amis, des collègues, une famille. J’ai eu la chance de trouver tout cela à Brême ! Il y a bien sûr eu cette famille qui m’a fait me sentir comme chez moi, qui m’a aidée du début à la fin (que ce soit pour mettre un pull lorsque je me suis cassée le bras, ou pour trouver un cadeau à mes tutrices), avec qui je suis allée au resto, au théâtre, boire des bières… Ils me manquent déjà beaucoup et on s’inonde de photos sur Whatsapp. J’ai vraiment hâte qu’ils viennent en France et passent près de Paris, mais aussi d’avoir l’occasion de retourner les voir ! Il y a eu mes tutrices, qui sont devenues des amies et m’ont plus d’une fois accueillie chez elle pour un week-end ou une soirée, deux doctorants avec qui j’ai souvent papoté, mangé, regardé des matchs de l’Euro, et puis les quelques amis que je me suis fait en dehors et notamment grâce à Couchsurfing. S. viendra peut-être me voir en Serbie, C. est devenue ma correspondante ! J’ai fait de belles rencontres, donc, même si je me suis parfois sentie seule et même si mon année ici n’a pas du tout ressemblé à ce que j’ai pu vivre au Canada. J’ai parfois été déçue de ne pas avoir rencontré plus de monde, m’être fait plus d’amis, être sortie plus souvent… Mais une année de stage n’est pas une année Erasmus non plus (et j’ai fermement refusé de participer aux événements Erasmus, donc je l’ai un peu cherché…). En plus de ça, mon bras cassé m’a coupée du monde pendant un bon mois, et j’ai gardé un voire deux week-ends par mois pour voir mes proches, en rentrant à Paris ou en accueillant quelqu’un à Brême. Ce ne fut donc pas l’année de folie et ma famille, mes amis et mon copain m’ont souvent manqué… mais les rencontres que j’y ai faites sont inestimables et les souvenirs nombreux.

S’il y a bien une choses positive que je retiendrai, c’est tout simplement le fait de vivre en immersion en Allemagne. J’étais très stressée de devoir parler allemand en arrivant, maintenant cela me manque pas mal et j’ai plutôt peur de tout oublier. J’ai découvert une culture et une mentalité somme toute assez différente de chez moi, qui m’a parfois plu et parfois déplu. En tout cas, je me suis toujours sentie à ma place, et je n’ai pas souffert d’un quelconque choc culturel… En même temps, la France et l’Allemagne ne sont pas si loin ! J’en suis même venue à me dire que si l’occasion se présentait, retourner en Allemagne et pour plus longtemps ne me déplairait pas du tout.

Un bilan positif donc, même s’il y a bien eu deux trois petites choses qui ont été difficiles, notamment la vie sociale pas toujours trépidante et ma chute à vélo qui a eu de fâcheuses conséquences. Ou encore le fait qu’à part trois-quatre grandes villes, je n’ai pas beaucoup voyagé dans le pays. Mais je préfère me concentrer sur les bons moments et me dire que Brême va me manquer !

Maintenant, cap sur la Serbie ! Je pars dans moins d’un mois, tout est prêt. Enfin tout sauf la valise. Je suis à la fois super excitée de découvrir quelque chose de totalement nouveau et à la fois un peu inquiète de me retrouver dans un pays dont je ne connais ni les coutumes ni la langue et où je ne connais personne… Heureusement, le stagiaire précédent a l’air ravi de son année à Novi Sad et les contacts que j’ai avec l’Institut Français sur place sont très sympas. Mine de rien, je pars cette fois-ci pour 9 mois, et l’adaptation risque d’être un chouilla plus difficile qu’en Allemagne. Mais je compte bien en profiter pour bouger souvent, aller voir plein de belles choses à droite à gauche, en Serbie et dans les pays limitrophes. J’attends avec impatience mon guide Lonely Planet pour commencer à faire du repérage ! D’ailleurs, j’ai été agacée dans les librairies de ne quasiment rien trouver sur les Balkans, hormis la Croatie et le Monténégro… Sur la Serbie il y a un seul pauvre Petit Futé et sur la région des Balkans en général, rien en français ! Alors tant mieux si ce n’est pas encore la ruée touristique vers cette région un petit peu préservée, mais c’est quand même galère. J’ai donc pris un guide en anglais qui recouvre la zone qui m’intéresse et je songe à prendre aussi celui sur la Serbie en français, pour plus de détails. En ce qui concerne les cours, je n’ai rien à préparer pour le moment, la première semaine je ne ferai que de l’observation de classe, puis ça va commencer pour de vrai ! De ce que je sais, à l’université je ferai seulement de la phonétique, dans les deux lycées du FOS, l’un étant un lycée scientifique (aïe aïe aïe) et le second artistique. C’était justement ce dont j’avais envie cette année: du FOS ! Quant aux lycéens serbes, je préfère ne pas trop y penser tout de suite, ça me stressera suffisamment une fois arrivée là-bas. J’ai déjà bossé avec des lycéens (notamment belges néerlandophones l’été), mais jamais dans le contexte d’un établissement scolaire… J’espère vite m’y faire !

Mais avant la Serbie, je m’octroie de vraies vacances ensoleillées: je pars 9 jours à la Réunion ! D’ailleurs je devrais en ce moment même faire ma valise… Alors je vous laisse, vous souhaite à tous une bonne rentrée et vous dis à bientôt avec un article sur notre petit tour du Jutland danois !

Advertisements

2 réflexions sur “Été 2016: bilan et perspectives

  1. Jeanne dit :

    Je suis impatiente d’avoir de tes nouvelles quand tu seras en Serbie !
    J’adorerai aller dans ces coins là, où tout n’est pas encore trop « lissé » par le tourisme de masse comme dans les Balkans !

    À mon avis pas de soucis pour les lycéen qui tu rencontreras, je suis certaine que ça va bien se passer.

    Profite bien de ton séjour à la Réunion et pense à ramener des photos !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s