Partir étudier au Canada

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Vous rêvez d’un hiver enneigé, de pancakes au sirop d’érable et de promenades en chien de traîneau ? Ou bien vous avez repéré une super université, un super cursus Outre-Atlantique ? Ça tombe bien, je vais vous parler des démarches à faire pour partir étudier au Canada, et plus particulièrement au Québec !

Pour ma part, je suis partie faire mon Master 1 de Littératures en langue française à Montréal l’année 2013-2014 (je vous parle de mon parcours scolaire ici) et c’était une expérience incroyable ! Mais ce n’était pas une mince affaire, entre le dossier d’entrée en Master, les démarches pour obtenir le permis d’études et le système universitaire un peu différent.

Parlons d’abord du CREPUQ, ce programme de mobilité entre la France et le Québec. C’est un peu l’équivalent de l’Erasmus européen. Pour y participer, il faut être inscrit dans une université française et y avoir étudié au moins un an. Ainsi, il n’est possible de partir qu’à partir de la L2. Ce programme a deux avantages: pas besoin de payer les frais de scolarité de l’université (plus élevés au Canada qu’en France) et facilitation des procédures. La quasi totalité des universités québécoises participent au programme, même les anglophones, cependant celles-ci demandent un bon niveau d’anglais aux étudiants étrangers. Attention ! Il faut s’y prendre tôt pour les démarches puisque la fin de dépôt des dossiers a lieu à la mi-janvier ou fin janvier. Bien sûr, ces démarches sont à faire auprès du bureau des relations internationales de l’université française.

Comme vous l’avez sûrement compris, je ne suis pas partie dans le cadre d’un programme d’échanges, j’étais bel et bien inscrite en tant qu’étudiante à l’Université de Montréal (dont la tour emblématique illustre cet article !). Qu’est-ce que cela implique ? De payer les frais d’inscription tout d’abord, mais aussi (et surtout) d’être diplômé.e par l’établissement. C’est ce dernier point qui m’a particulièrement motivée à faire ce que j’ai fait de la façon dont je l’ai fait. L’UdeM (Université de Montréal) est l’une des universités francophones les mieux notées du monde, je savais que j’y aurais des cours de qualité et que ça ferait joli sur mon CV. A cela s’ajoute mon envie (depuis looongtemps) d’aller au Québec et celle de vivre une expérience à l’étranger. Bref, certains préféreront partir avec le CREPUQ (clairement plus économique), d’autres de s’inscrire en tant qu’étudiants à part entière.

Passons aux choses sérieuses. Les démarches (pour les étudiants français) pour partir étudier au Canada hors échange sont les suivantes:

  • Constituer un dossier dans chaque université (à déposer entre janvier et mars en général) comprenant (dans mon cas, c’est-à-dire pour un Master): CV, lettre de motivation, 2 lettres de recommandation et un projet de mémoire d’une page. Certaines universités demanderont peut-être aussi un niveau d’anglais attesté (notamment les universités anglophones), une mention au baccalauréat ou à la Licence…
  • Pour le Québec, il y a besoin du CAQ (Certificat d’Acception du Québec) pour études, la demande se fait ici et avant la demande de permis d’études.
  • Une fois la lettre d’admission reçue (si tout se passe bien !), il est temps de faire une demande de permis d’études. Pour cela il faut: en faire la demande (en ligne sur ce site ou dans une ambassade canadienne) et réunir les papiers demandés (photocopie des six premières pages du passeport, deux photos d’identité, l’original ou la copie certifiée de la lettre d’acceptation de l’université, la preuve de moyens financiers, le payement des frais de dossier).

Le mieux est de s’y prendre tôt ! Pour ma part, j’ai envoyé mon dossier en janvier, reçu la lettre d’admission en février puis tout s’est enchaîné. Je suis arrivée le 14 août et en règle. Par contre, j’ai rencontré à Montréal des gens qui n’avaient pas encore leur CAQ et étaient donc entrés sur le territoire grâce à un visa touristique, d’autres qui avaient réservé leurs billets d’avion sans avoir leur CAQ et l’avaient attendu jusqu’au tout dernier moment. Rien de pire que de stresser pour les papiers d’immigration alors que vous êtes déjà en pleins préparatifs de déménagement !

Si tout s’est bien passé, on découvre en septembre notre fac et le système universitaire canadien, à mi-chemin entre la France et les USA ! Les Canadiens sortent du lycée (le Cegep) à 19 ans, soit un an après nous. Ils entrent ensuite dans le premier cycle, c’est-à-dire en Baccalauréat (notre Licence) puis poursuivent au deuxième cycle en Master/Maîtrise. Il y a ensuite la possibilité de poursuivre en doctorat (3 ans). Il est important de noter que l’emploi du temps à l’université est assez « léger », avec une quinzaine d’heures de cours par semaine. Par contre, la quantité de travail personnel est bien plus important qu’en France. En Maîtrise, j’avais 9 heures de cours par semaine mais beaucoup de lectures et de recherches à faire. Quant aux présentations orales, elles allaient de 45 minutes à 1 heure selon les cours. Le format des cours est aussi bien différent de ce que j’ai pu connaître en France: en groupe de 15 ou 20, on est installé en U ou en cercle avec le professeur et chacun est invité à donner son opinion, discuter, argumenter. En fait, les cours ressemblent bien plus à des discussions (où l’avis de l’élève compte) qu’aux cours magistraux classiques. La relation avec le professeur en est donc toute autre. Beaucoup de mes camarades appelaient le professeur par son prénom et/ou le tutoyait. Pour moi, c’était chose impossible ! Mais j’ai apprécié cette relation nouvelle avec les profs, qui semblent être là pour nous écouter, nous conseiller et nous guider.

Dans mon cas, les cours de Master s’étalaient sur une année, pendant laquelle nous définissions aussi le sujet de notre mémoire et choisissions un directeur de mémoire. La seconde année (que j’ai faite à distance depuis la France) était dédiée à la rédaction du mémoire. Je ne crois pas que ce soit ainsi partout ! Mes amis en Relations Internationales s’étaient pour la plupart arrangés pour faire tous les cours en M1 et étaient partis en stage pour le M2. Par contre, pour ce qui est du mémoire, le travail m’a semblé bien plus important que pour les mémoires de Master français. Il faisait 100 pages, comme les autres, mais le travail de relecture et de correction (de la part de ma directrice et de la mienne) a été bien plus long et précis. En fait, le mémoire est véritablement l’élément le plus important du Master. Ce n’est pas juste une formalité de fin d’études à peine relue par le jury, mais un vrai travail de recherches. Cinq mois après l’avoir rendu, j’ai d’ailleurs reçu 4 pages de rapport de jury détaillant avec précision les points forts et faibles de mon mémoire. Toutes les corrections que j’ai dû y apporter pendant un an et demi ont été fastidieuses mais le résultat, au final, a de quoi rendre fier.

Je parlerai, pour finir, du coût des études. Etudes à l’étranger rime souvent avec gros budget ! Les études au Québec (pour le Canada anglophone c’est différent), pour les Français (cela change selon le pays d’origine), sont loin d’être aussi chères qu’aux Etats-Unis ou au Royaune-Uni. Il y a en effet depuis plusieurs années un accord entre la province québécoise et la France. Mais attention ! Les frais de scolarité des étudiants français au premier cycle ont récemment augmenté au Québec (ils bénéficiaient avant du même tarif que les Québécois). Ils doivent dorénavant payer les mêmes frais que les Canadiens non résidents du Québec. Dans mon université, cela montait donc à 234,5$/crédit. Pour les cycles supérieurs (Maîtrise et Doctorat), les tarifs sont toujours ceux des Québécois. En Maîtrise donc, pour un temps plein (15 crédits), le montant s’élève à 1146,75$/trimestre ou bien à 381$/trimestre en période de rédaction du mémoire. Dans mon cas, j’ai payé mes trois trimestres à temps plein en M1, puis trois trimestres de rédaction en M2. J’ai d’ailleurs bénéficié du financement minimal garanti en seconde année, proposé par mon département aux élèves en rédaction (j’ai touché 600$/trimestre pendant une année scolaire). Bref, la seconde année ne m’a rien coûté, ce qui était un gros avantage de mon département ! La meilleure chose à faire est d’aller voir les frais de scolarité propres à chaque université sur leur site Internet.

Je termine ici l’article sur les études au Canada (au Québec plus particulièrement) et vous laisse avec ce site fort pratique: Etudions à l’étranger.

Je parlerai peut-être du logement et de la vie à Montréal dans un autre article, si cela intéresse quelqu’un. N’hésitez pas à me poser des questions en commentaires !

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3 réflexions sur “Partir étudier au Canada

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