Enseigner dans une école de FLE en France

lille école de fle france

Etre prof de Français Langue Etrangère, ce n’est pas uniquement synonyme d’enseigner à l’étranger. Il y a aussi beaucoup de profs de FLE en France, que ce soit dans les universités (pour les étudiants Erasmus par exemple), les écoles de langue privées, les associations, et même les établissements scolaires qui accueillent des enfants allophones. C’est d’ailleurs en France que j’ai eu ma première « vraie » expérience de prof de FLE (j’entends, avec un contrat de travail et non bénévolement).

Peut-être que la photo vous aura aiguillés: j’ai travaillé, de septembre 2015 à janvier 2016, dans une école de FLE à Lille (la photo a été prise lors de la braderie). J’étais seulement titulaire d’un Master 1, fraîchement inscrite en M2 à distance (retour sur mon parcours scolaire ici), et je n’avais jamais vraiment travaillé dans un cadre sérieux auparavant (je vous parlerai des camps linguistiques Roeland et de mon séjour à Madagascar pour donner des cours de français plus tard !). Bref, je n’étais vraiment pas certaine de décrocher ce contrat, quand je me suis pointée devant l’école un beau jour de septembre. Mais finalement, j’ai été prise ! Ma bonne humeur et mon cursus en Littérature ont semblé avoir joué en ma faveur. Il faut dire, aussi, qu’ils semblaient manquer de profs et que le début d’année approchait à grands pas. Je précise que j’ai postulé spontanément, dès début juin, auprès de plusieurs écoles/facs/assos de Lille, lorsque j’ai décidé d’aller y habiter quelques temps.

J’ai donc rejoint une équipe jeune et dynamique. Nous n’étions que quatre profs, une responsable pédagogique (prof elle aussi) et le directeur. L’école est d’ailleurs toute jeune ! On m’a d’abord confié 3 heures de cours… puis 6… puis 9… puis 12 ! Etant donné que je faisais mes études à distance en parallèles, c’était tout à fait ce qui me fallait. Je donnais aussi cours, en dehors de l’école, à une jeune fille de 10 ans, d’origine indienne dont les parents venaient de quitter l’Angleterre pour le Nord de la France. Bref, j’étais à 14 heures de cours par semaine et ça me convenait très bien.

A l’école, j’avais plusieurs groupes: celui majoritairement constitué de jeunes filles (et garçons) au pair, objectif A2+, que je voyais 6 heures par semaine, les mardis et jeudis matins. Ils avaient à peu près tous le même âge que moi et l’ambiance était vraiment sympa, même s’il fallait sans cesse contrôler les bavardages. Les lundis et jeudis soirs, je donnais un cours particulier à un salarié brésilien venu travailler quelques mois dans le siège de sa boîte en France. Il était grand débutant mais super motivé, en quelques mois il se débrouillait vraiment bien ! J’étais presque émue quand, à la fin de sa formation, il tenait une discussion avec la responsable péda, qui avait l’air elle-même impressionnée. Et le samedi matin, je donnais cours à des étudiantes chinoises en école de commerce, niveau A2. Pour tous ces cours, je suivais studieusement la méthode des manuels fournis par l’école. Il y avait malheureusement peu de place pour l’inventivité en terme de supports de cours, mais au moins, ça allégeait le temps dédié aux préparations. En plus des heures en classe, j’étais souvent bénévole pour animer des activités le vendredi soir (ateliers cuisine, soirée cinéma…). J’ai bien aimé ça, même si l’engouement des élèves pour revenir le vendredi soir était parfois limité. On a quand même préparé de délicieuses madeleines et au chocolat et j’ai animé une soirée cinéma sur le thème du coup de foudre (plein de filles étaient au rendez-vous !!)

J’ai été bien encadrée et aidée par ma responsable pédagogique et je me suis très bien entendue avec les autres professeurs. J’avoue avoir été triste de dire au revoir à mes élèves et à l’équipe, après les examens de décembre et les corrections de janvier. Mais mon stage en Allemagne m’attendait et j’avais très envie de découvrir le milieu universitaire ! En tout cas, cette première immersion dans le milieu du FLE m’a beaucoup plu. J’ai particulièrement aimé les discussions interculturelles totalement imprévues qui arrivaient en classe et les bonnes rigolades qu’on a eu suite aux anecdotes de chacun. Par exemple, mon groupe du mardi-jeudi était composé de 3 Mexicains, 2 Espagnoles, 2 Colombiennes, 1 Vénézuélienne, 1 Vietnamienne, 1 Indonésienne, 1 Biélorusse… Il y avait de quoi apprendre sur tous ces pays et toutes ces cultures !

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7 réflexions sur “Enseigner dans une école de FLE en France

  1. Tameï dit :

    Ça a l’air de t’avoir bien plu ! Je suis actuellement en stage dans un centre de FLE à Rennes. J’organise les ateliers culturels (cinéma, musées, jeux …) comme toi tu faisais apparemment le vendredi soir.

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